Le syndrome post-Erasmus

Partir à l'étranger

Si vous revenez d'un échange universitaire et que votre retour est morose, c'est normal, c'est le "syndrome post-Erasmus". Le CRIJ Normandie vous propose 8 conseils contre ce syndrome.


Le "syndrome post-Erasmus, c'est quoi ? 

L'aventure Erasmus est finie et vous avez des difficultés à vous re-familiariser avec votre vie d'avant ? C'est ce que l'on appelle le "syndrome post-erasmus", c'est la période de déprime qui suit le retour d'un échange universitaire. Vous revenez d'une expérience unique et inoubliable, où vous avez rencontré des personnes de tous horizons, découvert une autre culture... Et du jour au lendemain, vous êtes de retour à la maison, l'aventure est finie.

Comment l'éviter ? 

Acceptez la nostalgie 

Bien sûr, vous êtes content·e·s de retrouver votre famille, vos ami·e·s, votre maison... Mais il est normal que vous ressentiez de la nostalgie après avoir passé entre 6 à 12 mois dans un pays étranger. Nous vous conseillons de vous laisser le temps de vous ré-habituer à ce retour à la normale, et d'accepter le sentiment de nostalgie.

Créez-vous une nouvelle routine 

Comme dans notre article sur le mal du pays, il est important de créer une nouvelle routine maintenant que vous êtes de retour chez vous. Une des raisons pour lesquelles vous pouvez être déprimé·e est que vous retournez dans votre ancien quotidien qui vous paraît bien banal maintenant. Nous vous conseillons d'établir établissez de nouvelles habitudes et routines pour vivre votre retour comme une nouvelle aventure.

Listez ce que vous avez appris pendant votre Erasmus

Vous avez forcément changé, évolué, grandi après cette expérience. Le but n'est pas redevenir la personne que vous étiez avant l'échange mais d'appliquer ce que vous avez appris dans votre nouvelle vie. 

Trouvez-vous un nouveau hobby 

Lorsque la déprime s'empare de vous, essayez d'être actif·ve. Cours de musique, dessin, jardinage... Tous les moyens sont bons pour vous garder en mouvement et éviter de vous enfermer dans la tristesse. Cependant allez-y à votre rythme, tout ça est plus facile à dire qu'à faire.

Renouez avec vos ami·e·s

Vous avez passé plusieurs mois seul·e, loin de vos proches. Vous avez dès à présent une multitude d'anecdotes à raconter. Vos ami·e·s auront aussi forcément de choses à vous raconter. Renouez le lien avec vos proches pour lutter contre la solitude. Profitez-en pour les inviter à des sorties nouvelles et créez-vous de nouveaux souvenirs à leurs côtés.

Restez en contact avec vos Erasmus Buddies 

Même s'il n'est jamais bon de vivre dans le passé, garder le contact avec les personnes avec qui vous avez partager cette expérience est important. Il y a de fortes chances pour que ces personnes souffrent aussi de ce syndrome. Vous pouvez aussi étendre votre réseau Erasmus une fois rentré·e en rejoignant des groupes d'étudiants Erasmus qui sont dans votre région. Il existe sur Facebook beaucoup de groupes de ce genre tels que "Erasmus & Internationales in Caen" et "Erouensmus".  

Ayez un nouveau projet 

Si vous vous ennuyez trop dans votre vie d'avant, ayez un nouveau projet ! Changez de ville, planifiez un nouveau voyage, ré-orientez vous, repartez... Votre échange a été le centre de votre vie pendant un certain temps, mais une fois rentré·e, donnez-vous de nouveaux objectifs pour redonner du dynamisme à vos journées. 

Écrivez un blog

Écrire est toujours un bon remède pour exprimer ce que l'on ressent. Alors pourquoi ne pas écrire un blog  en y ajoutant photos et vidéos de votre aventure ? Ce sera une occasion pour vous d'extérioriser, et vos expériences pourront aussi servir à de futurs étudiants qui appréhendent leur départ.

Soyez un·e touriste...mais chez vous !

Ce n'est pas parce que votre échange universitaire a pris fin que vous ne pouvez pas partir à l'aventure. Gardez votre curiosité en éveil, rapprochez-vous de l'office de tourisme le plus proche de chez vous et explorez votre région !

Vous souhaitez avoir plus d'information sur comment partir à l'étranger ? Consultez notre dossier spécial Partir à l'étranger, ou inscrivez-vous à l'un de nos ateliers

 

Rédigé par Andréa GIANOTTA